Une bouteille de saké positionné devant la façade de la cité de la gastronomie de Dijon pour faire la promotion d'une séance de dégustation saké japonais ouverte au public.

Week-end japonais à la Cité de la gastronomie à Dijon

Vous avez manqué l’événement « Japon à croquer » les 14 et 15 mars 2026 ? Alors c’est l’occasion de se faire une petite séance de rattrapage ! Organisé à la Cité internationale de la Gastronomie de Dijon, j’ai eu l’opportunité d’animer plusieurs ateliers à cette occasion. Dans une belle ambiance gourmande et culturelle !

 

 

1 – Une belle programmation durant tout le week-end

Il faut bien reconnaître qu’il se passe beaucoup (trop) de choses intéressantes à Paris et bien moins en province, mais je dois dire que je n’ai pas à me plaindre de ma ville. L’offre en restaurants de qualité est bien au-dessus de la moyenne, il y a plein de bonnes adresses en ville pour des pauses goûter à l’accent japonais, on peut profiter de beaux cerisiers au printemps. Et depuis quelques temps, la programmation culturelle autour du Japon s’étoffe. Le renforcement du jumelage de Dijon avec Kumamoto participe largement à ce dynamisme.

Mi-mars, la Cité internationale de la gastronomie organisait donc un week-end autour de la culture japonaise. Le hall de la Cité était investi toute la journée par différents ateliers organisés en continu (origami, furoshiki, initiation au dessin manga, ikebana…). Pour ma part, j’officiais pour deux ateliers sur réservation uniquement : une conférence autour des mangas, et une dégustation de sakés japonais.

Un set regroupant une théière japonaise en fonte noire, et les ustensiles pour préparer un thé matcha.

 

2 – Conférence : « Manga et street food, un voyage culinaire »

Le samedi, nous nous sommes retrouvés durant 1h pour cette conférence au thème plus inhabituel pour moi. J’aborde généralement mes présentations sur l’angle de l’organisation de séjours, de la culture, ou des lieux reculés du Japon. Prendre une entrée « manga » m’a fait sortir de ma zone de confort, ce qui était un challenge intéressant ! Il s’agissait donc de partir des plats de street food emblématiques de mangas célèbres ou de licences moins connues, et de s’en servir comme prétexte pour découvrir une spécialité culinaire et sa région.

J’avais largement sous-estimé le temps de préparation que cela m’a demandé 😅. Mais j’ai adoré passer de longues heures à (re)feuilleter mes mangas chez moi, et faire quelques passages à la bibliothèque municipale pour compléter le contenu de la conférence. La Cité de la gastronomie héberge aussi la Librairie gourmande qui ne vend que des ouvrages traitant de cuisine : la gérante m’a gentiment prêté les derniers exemplaires qui me manquaient ! On a donc pu parler des ramen de Naruto et de la ville de Fukuoka, mais aussi des okonomiyaki de Ranma 1/2 à Hiroshima, ou encore du lait de onsen du manga Thermae Romae.

J’espère que le moment a été apprécié, moi je me suis bien amusé !

La page de garde de la conférence portant sur le thème des mangas et de la street food japonaise, animée par l'auteur de Japan kudasai.

La ruelle oden street de Shizuoka, avec ses lanternes illuminées devant les façades des restaurants le soir.

 

3 – Atelier de dégustation de sakés japonais

Le dimanche matin, direction la cave de la Cité, pour découvrir l’univers du saké. La salle de dégustation était magnifique avec son plafond cathédrale, les bouteilles de grands crus aux murs et la lumière tamisée. J’avis un format d’une heure à nouveau. Mon objectif était simple : briser les idées reçues autour de cette boisson, notamment celle d’un alcool fort. Pour casser les codes, j’ai orienté la dégustation autour vers trois bouteilles totalement différentes :

  • un saké pétillant pour surprendre (Tosa shuzo Sparkling JOHN),
  • un saké junmai daiginjo, aux notes florales et de fruits blancs très élégantes (Nagai shuzô Mizubasho SUI),
  • un momoshu fruité pour finir (Umenoyado momoshu). C’est un saké aromatisé naturellement à la pêche, sur le même principe que l’umeshu, mais cette association est moins connue.

Les trois bouteilles de sakés japonais proposés dans l'atelier de dégustation à Dijon.

La salle de dégustation dans la cave de la cité gastronomie à Dijon.

C’était l’occasion de discuter des méthodes de fabrication traditionnelles, de découvrir les grandes familles de sakés, et de parler voyage au Japon bien entendu. Cela fait bientôt 10 ans que j’organise des dégustations de sakés, mais j’avais un peu perdu le rythme des événements publics depuis les années COVID. Cela m’a fait beaucoup de bien de vous retrouver dans une bonne ambiance et un si beau cadre.

Acheter de (bons) sakés
Toutes les bouteilles présentées durant cette séance proviennent de Galerie K Paris, une boutique d’importation spécialisée. Hautement reconnue, elle participe à l’organisation du concours Kuramaster qui décerne des médailles aux meilleurs sakés. Vous pouvez commander les yeux fermés !

 

Je profite de la conclusion de l’article pour remercier toute l’équipe de la Cité de la Gastronomie pour l’invitation, et à vous toutes et tous pour votre participation et vos échanges passionnés ! Et si vous n’avez pas pu venir, restez à l’affut des actualités. Mon petit doigt me dit que j’annoncerai très bientôt une nouvelle séance au cours du mois de mai 😁.

 

 

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