Selfie au musée teamlab borderless

teamLab Borderless, le musée incontournable de Tokyo

Le collectif d’artistes du nom de teamLab aura réussi un véritable exploit en une petite quinzaine d’années à peine : s’imposer sur la scène internationale au point d’implanter son propre musée permanent sur l’île artificielle d’Odaiba, en plein cœur de la baie de Tokyo. Ce lieu incroyable, résolument tourné vers le XXIème siècle, fait voler en brèche toutes nos idées préconçues sur les musées. 

 

teamLab Borderless : la quintessence des arts numériques

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tenais à vous avertir par avance du nombre de superlatifs que je vais utiliser dans cet article 😅. Incroyable, merveilleux, magnifique, onirique, universel : le musée teamLab Borderless mérite amplement tous ces adjectifs. Pour autant, je trouve qu’aucun de ces termes ne suffit à le décrire sous toutes ses dimensions. Ce musée est tellement saisissant qu’il m’a fait lâcher une larme, envahi par l’émotion que certaines salles réussissent à dégager.

J’avais déjà eu un premier aperçu du travail du collectif teamLab en 2018 lorsque j’avais visité leur exposition temporaire organisée à la Villette à Paris. Ce premier contact m’avait tellement fasciné que je tenais absolument à voir ce que pouvait donner le musée en grand, à Tokyo. Unique au monde, ce regroupement d’artistes est constitué d’ingénieurs, de programmeurs, d’architectes, de musiciens, de mathématiciens, et de graphistes. Cette richesse de compétences et leur travail en complémentarité donnent naissance à des fresques numériques interactives. Voilà pour le résumé, mais la toute-puissance de teamLab va bien au-delà de simples projections d’images animées à l’aide de vidéoprojecteurs. Le concept développé par le collectif a pour objectif d’offrir au visiteur une expérience sensorielle unique qui « transcende les frontières », un programme ambitieux réussi haut la main 🏆.

Exposition Teamlab Paris au parc de la Villette

 

Un musée aux multiples facettes

On entre dans le musée comme on entre dans un cinéma. Un double sas entièrement noir fait tampon entre l’espace imaginaire créé par teamLab et la lumière du monde extérieur. Le musée s’étend alors devant nous dans un pavillon immense de 10 000 m² rendu vivant grâce à des milliers de rétroprojecteurs. On lâche par réflexe un « waouh » général, complètement scotchés par cette première zone, où les notions de sol, mur et plafond se confondent 😮.

 

Passé ce moment de stupéfaction, on s’est senti un peu perdus par toutes ces couleurs et surtout par l’absence de cheminement prédéterminé. Ici, pas de fléchage ni vraiment de plan, à nous de déambuler, trouver des salles, explorer les moindres recoins pour découvrir, petit à petit, de nouvelles fresques. Nous visitions le musée à 3 personnes et on a rapidement décidé de ne pas s’occuper des uns ou des autres car cela nous coupait dans notre découverte : on passait plus de temps à s’attendre pour ne pas se perdre dans la pénombre. On a donc rapidement opté pour une balade en toute liberté sans s’occuper des copains, avec SMS réguliers toutes les heures pour se retrouver en même temps à la sortie. On se sera finalement recroisés par hasard et on terminera l’expo ensemble.

L’immersion est totale : la bande son qui nous accompagne est splendide. Visuellement, chaque pas est une nouvelle claque. La salle des lanternes, la mer de nénuphars, les rideaux de LED ou les jeux de miroirs sont tous à couper le souffle.

ombres chinoises au musée teamlab

 

Dans ce musée, on prend le temps de regarder, ressentir ce paysage en mouvement, mais aussi interagir avec lui. Devant la cascade par exemple : l’eau de la rivière s’écarte autour de nos mains quand on touche la paroi, comme elle le ferait naturellement. Des fleurs jaillissent du sol lorsqu’on reste statique. Et pourquoi pas se reposer dans un transat, bercé par le bruit de la mer devant des vagues numériques ? Ou s’allonger sous un ciel cosmique sur un hamac de lianes ? Cuisiner un œuf sur le plat numérique ? L’émerveillement est intense car il n’est pas que contemplatif. En nous permettant d’interagir avec tout notre corps sur les graphismes et les éléments qui nous entourent, les concepteurs ont réussi à créer l’illusion d’une continuité entre le monde réel et le virtuel.

 

L’espace de dessin est également une belle réussite. Ici, on nous propose d’incruster carrément notre oeuvre dans les projections de la salle. A l’entrée, on pouvait choisir un modèle sur une feuille A4 avec des crayons pastels pour le colorier. Une fois terminé, le dessin est scanné pour être injecté dans les algorithmes de projection. Voici donc notre bel hippocampe qui se met à nager dans l’aquarium numérique aux côtés des autres coloriages. On s’est vraiment pris au jeu aux côtés des enfants !

baleine numérique animée

 

Il y aurait encore tellement à dire et à faire, mais je vous laisse la surprise de la découverte en ne choisissant de vous présenter ici que les photos des salles « emblématiques » qui circulent déjà largement sur Internet. Après 4h de visite, nous décidons finalement de sortir pour déjeuner. Nous avons exploré toutes les salles mais nous sommes loin d’avoir tout vu. En effet, les fresques changent à intervalles réguliers mais aussi en fonction des actions que les visiteurs réalisent dans les autres salles. En repassant aux mêmes endroits à plusieurs reprises, on découvre de nouveaux tableaux ! Un salon de thé numérique est également disponible mais je n’ai pas pu le tester, la file d’attente était trop longue.

 

Le musée teamLab Borderless en pratique

Vous l’aurez compris, je suis un fan inconditionnel de ce musée et du collectif teamLab, et pour profiter au mieux de l’expérience, je vous recommande ces petites astuces :

  • 🎫 billets : il vaut mieux les acheter en avance sur le site officiel (lien plus bas). En effet, le nombre de billets en vente sur une journée est limité afin de ne pas saturer le musée et conserver une visite agréable pour chacun. Il n’est donc pas sûr que des billets soient encore disponibles au guichet le jour de votre arrivée si vous n’avez pas anticipé la réservation.
  • 🕒 horaire de visite : préférez une visite en matinée, dès l’ouverture à 10h. Les salles seront moins remplies et vous aurez tout le loisir d’apprécier votre visite sans vous sentir frustré de devoir sortir parce que les portes ferment.
  • 👜 bagagerie : des casiers (coin lockers) sont disponibles gratuitement pour déposer vos affaires. Je vous invite fortement à y déposer vos sacs à dos et manteaux pour être le plus léger possible et s’immerger à fond dans l’ambiance.
Bon à savoir
teamLab, c’est aussi de multiples expositions à travers le monde et des événements organisés régulièrement au Japon. N’hésitez pas à consulter le site officiel (lien en fin d’article) pour vous tenir au courant des autres manifestations.

 

Parce qu’il fait appel à une sensibilité universelle, le musée teamLab Borderless charmera indifféremment les petits et les grands. Une belle visite que je recommande à tout visiteur de Tokyo !

 

Pour en savoir plus :

Site officiel du musée teamLab Borderless (anglais) : https://borderless.teamlab.art/

Accès via le monorail Yurikamome (ligne non éligible au Tokyo metro pass et au JR pass), station Aomi.

 

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4 commentaires sur “teamLab Borderless, le musée incontournable de Tokyo

  1. Très bon article sur l’une de mes activités préférées à Tokyo ! Je rejoins absolument tout ce que tu dis ici.
    J’avais longtemps hésité entre le Borderless et le Planets, finalement j’ai choisi la première option. C’était la première fois que je découvrais le travail du collectif TeamLab, et j’ai adoré.

    Je retourne à Tokyo ce mois-ci et je testerais cette fois le Planets. J’ai déjà hâte de replonger dans cet univers !

    Petite info pour proposer une solution bis à tes lecteurs si ils ne peuvent pas y aller une matinée : j’y suis allée en fin de journée, autour des 17h, et du coup j’ai fait la fermeture. C’était super ! La dernière heure il n’y avait plus personne sur place et on a pu enchaîner et re-enchaîner à l’infini nos salles préférées ! Je pense que je vais faire la même pour le Planets. En plus comme ça après on peut se balader dans Odaiba de nuit, ce que j’adore :).

    À bientôt !

    1. J’ai hâte d’avoir ton retour sur l’expo planets ! J’ai peur de la louper début décembre cette année car le site officiel annonce une fermeture à l’automne 2020. Je croise les doigts ! L’espace a l’air moins imposant mais je suis hyper curieux de l’interaction avec l’eau. Je ne sais pas si tu as vu mais pour ce Noël, l’équipe de teamLab a reconfiguré l’espace de dessin avec des pères Noël, cadeaux… en touchant les traîneaux, on fait jaillir des paquets cadeaux, c’est vraiment trop mignon.
      C’est vrai qu’en fin de journée, c’est très sympa aussi avec Odaiba by night et la vue sur le Rainbow bridge illuminé.
      Bonne visite !

  2. En préparant un énième voyage au Japon pour ce printemps, je suis tombé sur ton blog (pur hasard, mention de ton nom sur « En passant par le Japon » que je venais de découvrir également).
    J’ai tout de suite été sous le charme de ce premier lieu que tu décris. Avec ma femme on a décidé que ce musée sera l’une de nos premières activités sur place.

    Merci beaucoup pour tous ces articles que je me réjouis de découvrir. J’aime beaucoup ta rédaction, on ressent bien les émotions que tu as vécu durant tes expériences. Et les photos sont très belles.

    Je pense avoir trouvé ma source principale d’idées pour ce prochain voyage…!

    1. Salut Michaël, bienvenue sur le blog et j’espère que tu trouveras quelques idées pour agrémenter ce prochain voyage ! Merci pour les compliments, je suis loin d’être un littéraire (même carrément scientifique) mais j’essaye de retranscrire au mieux mon ressenti sur chaque visite car le Japon est un pays qui se vit tout autant qu’il se voit. Bon voyage et au plaisir de discuter de ton prochain circuit si tu as besoin de conseils 😉 !

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