Road trip d’1 semaine au Japon : mon itinéraire sur la péninsule d’Izu !

Depuis quelques voyages, j’ai pris goût à la location de voiture au Japon qui permet d’explorer des régions moins accessibles. Cette fois-ci, je vous fais découvrir mon itinéraire d’une semaine autour de la péninsule d’Izu, aux portes de Tokyo. Objectifs ? Explorer avant tout la côte, tout en profitant de quelques vues imprenables sur le mont Fuji !

 

 

1 – Road trip à Izu : l’itinéraire

Habituellement, les circuits classiques contournent la péninsule par la côte Est, avant de remonter par le centre puis la côte Ouest. Je me suis écarté de ce schéma pour deux raisons. D’une part, j’avais prévu des visites accessibles à des dates bien précises, que j’aurais manquées en empruntant un autre trajet. D’autre part, j’ai réalisé ce road trip en automne 🍁, et j’ai donc calé mon parcours sur les pics de coloration des érables. Voici, dans le détail, mon itinéraire :

  • la première carte localise la péninsule (oui, elle est vraiment aux portes de la capitale !),
  • la carte d’à côté présente mon itinéraire.

Les temps de trajets sont relativement courts. Les routes sont très bonnes, calmes. C’est donc la destination idéale si vous souhaitez vous initier à la conduite au Japon.

L'itinéraire en chiffres
  • Durée de location de voiture : 6 jours (du 1er au 6 décembre)
  • Distance totale parcourue : 310 km
  • Temps total de conduite : environ 8 heures
  • Météo : grand soleil tous les jours, avec une température de 15 à 22 degrés en journée

Les étapes nécessitent 1h de route en moyenne sur la journée, ce qui est très correct pour un road trip. Le temps de conduite est en revanche assez élevé si on le rapporte à la distance : il faut 7h pour faire seulement 310 km ! Comme on roule en bord de mer, mais aussi dans le centre montagneux, il y a de nombreux lacets et pas mal de travaux qui ralentissent. Le soir, on se retrouve aussi facilement dans des bouchons, notamment sur la côté Est, et encore plus à Atami. On traverse également de nombreuses zones à 50 km/h ce qui impose un rythme de conduite très apaisé, mais qui n’est pas dérangeant du tout.

Une route faisant un virage à gauche, offrant une vue dégagée sur la mer, au cours d'un circuit en road trip à Izu.

 

2 – Combien coûte un road trip à Izu ?

La location de voiture représente un coût important mais comme il y a peu d’offres en transports en commun, il n’y a pas vraiment d’autres alternatives pour visiter facilement la péninsule.

Ces tarifs sont ceux de novembre 2025 : il s’agit de mes dépenses effectuées sur place au yen près. Je vous laisse le soin de les réactualiser en fonction de votre séjour.

  • 🚘 Location de la voiture : 58 010 yens (Toyota Prius hybride récupérée et rendue à Atami – 6 jours)
  • 🛣 Pas de frais d’autoroute (c’est la bonne nouvelle !)
  • ⛽ Essence : 3 125 yens (le litre coûtait en moyenne 175 yens)
  • 🅿 Parking : 3 900 yens (très correct : j’ai payé bien plus cher durant mon circuit à Kyushu par exemple. A noter quand même que le budget parking dépasse les frais de carburant.)

Ce qui représente un total de 65 035 yens pour 6 jours de road trip à Izu. Comme nous étions 2 personnes, cela revient à 32 517 yens/passager, soit 180 € chacun au taux de change du séjour.

Une Toyota Prius de location, garée sur un parking dans le centre de la péninsule d'Izu, avec les montagnes en fond.

 

3 – Le circuit jour par jour

Je vous donne les grandes lignes du séjour. Je rédigerai des articles détaillés sur chaque jour par la suite, leur publication va arriver sur le blog avec le détail des adresses, des activités et autres.

 

Jour 1 : la ville d’Atami

Pour ce début d’itinéraire, j’ai récupéré la voiture à l’agence Toyota située pile en face de la gare d’Atami. La journée était entièrement dédiée à la ville, qui est une station balnéaire célèbre, très prisée l’été. En ce début décembre, en hors saison, c’était un peu mort. J’aurai pu faire la visite en transports en commun mais Atami est trèèèèès pentue, et les rotations de navettes pas si fréquentes que ça. La voiture a donc été d’un confort non négligeable, même si j’ai eu quelques frayeurs dans des rues riquiqui, avec des pentes à 12% ! La circulation est globalement compliquée du fait du dénivelé, du peu de routes et de nombreux sens uniques qui obligent à faire de longs détours.

Le front de mer est plutôt agréable : il fait penser aux côtes de Floride ou de Californie avec de grands hôtels construits en bord de plage. Pour le reste, j’avoue ne pas avoir été totalement convaincu par la ville. J’ai visité le musée d’art moderne à l’architecture superbe, avec des salles magnifiques donnant sur la mer. Le jardin est également très beau. Mais ces belles vues ne suffisent pas à rattraper le nombre ridicule d’œuvres qui y sont exposées.

Un visiteur assis sur un banc, contemplant la vue sur la mer à travers des vitres du musée d'art moderne d'Atami.

Un pavillon traditionnel entouré d'érables rouge dans le jardin du musée d'Atami.

J’attendais également beaucoup du sanctuaire Kinomiya, célèbre pour son grand camphrier géant. Si l’enceinte, les bâtiments, le camphrier et le passage en bambou sont très beaux, je n’ai pas du tout accroché au délire mercantile tout autour. C’est la première fois que je visite un sanctuaire configuré comme un parc d’attraction. La boutique de vente des produits spirituels est immense, stylisée comme un véritable corner à Disneyland. On trouve même plusieurs cafés à l’intérieur du site, ainsi que des terrasses pour consommer à proximité. Pour couronner le tout, des spots à selfies sont installés à plusieurs endroits pour prendre des photos « instagrammables ». Au secours… Difficile de ressentir la moindre spiritualité.

Le bâtiment principal vermillon du sanctuaire shinto Kinomiya à Atami à Izu.

Le soir, j’ai fait un saut au jardin « Atami plum garden » qui propose un éclairage à la nuit tombée. Les érables étaient superbes, bien que de nombreuses feuilles soient déjà tombées. En revanche, je n’ai pas trouvé la balade très agréable car le parc longe l’une des routes principales pour accéder à la ville. Quelque soit l’endroit du jardin, on entend le bruit continu de la circulation qui gâche clairement la visite. Cette première journée fut donc plutôt mitigée. Heureusement, mon hôtel situé en face de la gare était parfait pour cette première nuit.

Une vue panoramique nocturne en automn des érables et du pont rouge illuminés du jardin Atami plum garden.

 

Jour 2 : la station thermale de Shuzenji

Ce deuxième jour rattrape haut la main la petite déception de la veille. Direction la petite ville thermale de Shuzenji pour laquelle j’ai eu un immense coup de cœur 😍 ! En matinée, j’avais trouvé une activité plutôt originale dans une ferme de champignons shiitakés. Les exploitants ouvrent leurs portes certains jours pour proposer de cueillir soi-même des shiitakés, puis de les cuisiner sur place au barbecue dans un espace aménagé sous une grande tente. C’était vraiment une super activité.

Une vue au-dessus d'un barbecue japonais installé dans une table sur lequel cuisent des brochettes de poulet tsukune et des légumes.

L’après-midi était ensuite consacrée à la petite ville de Shuzenji, célèbre pour ses sources chaudes. Construite assez classiquement le long d’une rivière, elle est absolument charmante. En automne, les érables sont superbes, parmi les plus beaux que j’ai pu voir au cours de mon séjour. L’allée de bambous est également magnifique, tout comme le temple Shuzenji à proximité, et la vue dégagée sur le mont Fuji depuis les hauteurs de la ville. Les spécialités culinaires à base de truite d’Izu sont également incontournables. Je reviendrai y passer plus de temps une prochaine fois, c’est certain !

Le mont Fuji vu depuis les hauteurs de la ville de Shuzenji durant un road trip d'une semaine sur la péninsule d'Izu.

L'illumination nocturne de l'allée de bambous de Shuzenji.

 

Jour 3 : la côte Ouest autour de Dogashima

A la base, je n’avais pas prévu de me promener à nouveau dans Shuzenji mais la ville était tellement belle avec ses érables que je n’ai pas pu m’en empêcher d’y rester quasiment toute la matinée. Le programme a donc été largement entamé, d’autant qu’une alerte tempête a été émise ce jour-ci, ce qui m’obligea à écourter la journée.

Le circuit se poursuivit ensuite du côté de Dogashima. Il y a énormément de points de vue intéressants dans le secteur. J’ai sélectionné le cap des amoureux qui offre une superbe vue sur la baie de Suruga, avec le mont Fuji au fond. Les nuages le cachaient partiellement mais la balade à pied sur des sentiers le long de la côte valaient tout de même le coup. Je me suis ensuite arrêté à Dogashima pour profiter d’un rayon de soleil qui illuminait les falaises découpées : un panorama digne d’une estampe !

Vue sur le mont Fuji et la baie de Suruga depuis Lover's cape, par temps gris.

Les falaises de calcaires de Dogashima illuminées par le soleil couchant.

Une partie des sentiers littoraux étaient fermés par sécurité. J’ai donc décidé de finir la journée à Matsuzaki, une ville moyenne assez confidentielle. Elle est réputée pour ses anciens entrepôts, reconnaissables à leur façade garnie de croissillons de plâtre. Il ne subsiste malheureusement que très peu de bâtiments encore en état. Je me suis donc posé dans une pâtisserie incroyable de très haut niveau qui servait notamment du jus givré de mikan (un agrume proche de la clémentine).

Je vous partage enfin ma chambre immense de l’hôtel Il Azzurri, avec son balcon et son bain qui donnaient face à la mer. Le buffet italien était également excellentissime. J’aurai dû séjourner ici une nuit de plus.

Une chambre double king size de l'hôtel il azzurri à Dogashima, avec vue sur la mer.

 

Jour 4 : la côte Sud et Shimoda

Je poursuis le séjour vers le Sud de la péninsule en suivant le bord de mer. Chaque parking invite à s’arrêter pour prendre une photo, c’est terrible ! Les vues sur le mont Fuji et la baie de Suruga sont à nouveau magnifiques. J’ai beaucoup aimé cette section qui s’inscrit vraiment dans l’esprit d’un road trip : pas de programme précis, on s’arrête quand on a envie. De fil en aiguille, je suis arrivé au cap Iro qui offre un beau panorama à 360 degrés.

Le phare blanc du cap Iro.

Une vue sur l'océan Pacifique et les falaises découpées de la péninsule d'Izu, depuis l'observatoire du cap Iro.

L’après-midi, je suis passé à Shimoda. La ville est connue pour être le point de débarquement de l’amiral américain Perry en 1853, qui força le Japon a mettre fin à sa politique isolationniste. Cette ouverture du Japon au monde extérieur précipitera la fin de l’époque Edo, et l’arrivée de l’ère Meiji. J’attendais beaucoup de ce lieu chargé d’histoire, mais peu de traces subsistent. Un musée microscopique est installé en ville mais je suis venu un jour de fermeture (c’est ballot !). La ville tombe un peu en ruines, je pensais qu’elle serait davantage préservée, ce fut une petite déception. Je ne me suis donc pas éternisé pour plutôt profiter du coucher du soleil sur la plage de Shirahama à quelques kilomètres. Et quel spectacle avec cette pleine lune alignée parfaitement avec le torii du sanctuaire sur la plage !

Un coucher de soleil sur la plage de Shirahama avec un alignement parfait de la lune avec le torii rouge du sanctuaire construit sur un rocher.

 

Jour 5 : le centre d’Izu, autour de Kawazu

Ce fut ma seconde journée coup de cœur du road trip ! Je l’ai passée avec les amis du compte Instagram @ramen_aux_spaetzle qui étaient eux aussi de sortie à Izu. La journée a été consacrée au centre de la péninsule pour découvrir les sept cascades de Kawazu, mais surtout l’incroyable onsen construit le long de la rivière. Un souvenir mémorable : la vue depuis les bassins sur la rivière étaient à couper le souffle !

Cette journée était aussi placée sous le signe… du wasabi ! La région est en effet une grande productrice de la racine piquante du fait de ses eaux pures et fraîches. La voiture a donc permis de visiter plusieurs plantations, perdues dans les montagnes. C’est le seul moment où il a fallu emprunter des routes épiques, presque des chemins forestiers. Je n’en menais pas large à certains passages mais il aurait été vraiment dommage de ne pas y aller.

Un champ de wasabi au niveau de la cascade de Joren, au centre de Izu.

Trois racines fraîches de wasabi en vente sur l'étal de fermier producteur à Izu.

 

Jour 6 : la côte Est dans la région d’Ito

Pour ce dernier jour de road trip, j’ai opté pour une visite totalement décalée en allant au Teddy Bear museum. Recommandé par des amis, j’y ai passé un très bon moment contre toute attente. Si les ours sont les stars du lieu, un étage entier est dédié à des dioramas représentant des scènes des films Ghibli. A la fin de la visite, un atelier permet même de personnaliser sa peluche Totoro. Une peluche que j’oublierai le soir même sur le quai de la gare d’Atami… et qui me vaudra un passage aux objets trouvés en gare 😅. Mais c’est une autre histoire !

Impossible de terminer ce périple sans passer une dernière fois en bord de mer. Les formations volcaniques de la côte de Jogasaki et son pont suspendu sont une très belle découverte. Plus urbanisée que les autres rives, la région m’a fait penser aux côtes italiennes. Il y a comme un petit air de dolce vita, vous ne trouvez pas ?

Le pont suspendu Kadowaki de la côte de Jogasaki.

Une vue sur les maisons éparses du village de Ito, depuis le sentier littoral partant de la côte de Jogasaki.

 

4 – Bilan de ce road trip à Izu

Je garde un excellent souvenir de cette semaine ! On découvre un Japon très différent des images vues et revues dans les brochures et sur les réseaux sociaux. Plus confidentiels, calme, et axé sur les beautés naturelles.

Le seul côté décevant reste la ville d’Atami, mais je pense avoir joué de malchance en y venant en période touristique basse. Si c’était à refaire, je supprimerai cette première journée pour filer directement à Shuzenji, et je profiterai de la côte durant une journée supplémentaire. Il y a tellement de sentiers et de caps qu’il me reste à voir !

Le choix de consacrer une petite semaine à ce circuit était en tout cas parfait. Le rythme n’était pas trop intense, ni trop monotone. Cet itinéraire était vraiment idéal pour un voyage en automne. Si vous y allez plutôt en été, je vous recommanderai de privilégier davantage les plages, et de viser les dates de feux d’artifices.

Voilà en résumé ! Je m’attèle maintenant à la rédaction d’articles plus complets pour vous présenter tous ces lieux comme il se doit.

GUIDE COMPLET : comment louer une voiture au Japon ?

 

Un rocher de la côté d'Izu sur lequl pousse des pins battus par les vents de la baie de Suruga, au soleil couchant.

 

 

 

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