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J’ai obtenu la certification de saké sommelier avec Osake !

Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas parlé de saké sur le blog, et pour cause. La situation actuelle touche durement les restaurateurs ce qui ne me permet plus de vous proposer pour l’heure des séances d’initiation autour du nihonshu. Alors, à défaut de vous présenter ce pan important de la gastronomie nippone, j’ai décidé de mettre à profit cette interruption inattendue pour améliorer mes connaissances autour du saké en m’inscrivant à une formation organisée par Osake. Alerte spoiler : je suis reçu !

 

Pourquoi m’inscrire à une formation ?

Il faut savoir que je ne travaille pas dans le domaine de la restauration et que je ne dispose pas non plus d’une quelconque formation en œnologie. Mon apprentissage du saké s’est donc construit en autodidacte autour d’amis japonais ou de passionnés vivant en France. Petit à petit, avec l’intérêt grandissant, j’ai développé mon approche au Salon du saké à Paris, ce qui m’a ouvert d’autres portes par la suite. Là-bas, j’ai pu rencontrer des brasseurs venus du Japon qui m’ont invité en retour à découvrir leur production sur place au cours de mes séjours. Je garde ainsi deux excellents souvenirs de mes visites chez Miyake-san à Hiroshima et Morikuni-san sur l’île de Shodoshima.

J’ai également eu la possibilité d’accéder à des événements en relation avec le saké comme ce fut le cas à deux reprises au grand concours Kuramaster (correspond à un “salon de l’agriculture” qui décerne des médailles aux meilleures bouteilles, pour résumer très très grossièrement), ou encore à une dégustation spécifique dédiée aux sakés pétillants.

Toutes ces connaissances accumulées “sur le tas” sont autant de briques qui manquaient parfois de ciment pour consolider l’ensemble. J’avais également besoin de m’entourer d’experts pour en apprendre davantage, tout simplement !

Diverses rencontres autour du saké
Diverses rencontres autour du saké.

 

La formation de saké sommelier avec Osake : un gage de qualité

La formation s’est déroulée fin janvier. Je ne vous en avais pas parlé car j’attendais surtout d’avoir les résultats officiels avec le certificat en bonne et due forme : je ne voulais pas me porter la poisse 😅. Comme il était encore difficile d’envisager une session en présentiel, tout a été organisé à distance via ZOOM. La “bonne nouvelle” de cette pandémie, c’est que la formation bénéficiait d’un tarif réduit et ne m’obligeait pas à me déplacer en rajoutant des frais de transport et d’hébergement. Cela reste quand même un investissement important pour moi car le tarif pour les 2 jours s’élevait à 399 €, somme que j’ai dû assumer seul car mon employeur ne pouvait évidemment pas participer financièrement.

Avant toute chose, j’ai dû passer à la Poste pour récupérer mon immense colis de plusieurs kilos ! Je ne m’attendais pas à y trouver toutes ces choses à l’intérieur :

  • une douzaine de bouteilles de sakés et d’umeshu qui nous serviront pour les cours, dont certaines avaient une contenance généreuse,
  • un sakazuki (“gobelet” plat),
  • un tokkuri (fiole à saké utilisée notamment pour le chauffer),
  • les supports de formation imprimés,
  • le livre de Siméon “Les secrets du saké” (que je vous présentais déjà dans ma sélection de livres de juillet dernier)

De quoi relativiser face au coût de la formation qui reste en définitive extrêmement intéressante d’un point de vue rapport qualité / prix.

bouteilles sakés pour formation osake

Nos formateurs étaient Siméon MOLARD et Julien CASORLA : vous les connaissez peut-être car ce sont les gérants de la boutique en ligne Osake, présente chaque année à Japan Expo. Ils sont également très impliqués dans le développement de la brasserie française Les larmes du levant et ce sont les seuls habilités par la SSA (Sake Sommelier Association) pour organiser ces formations certifiantes. Les 2 journées étaient très détendues et sympathiques mais il ne faut tout de même pas le prendre à la légère et s’obliger à réviser un minimum le soir pour assurer ensuite à l’examen, lui aussi réalisé en ligne et minuté. Les questions portaient à la fois sur les connaissances théoriques, mais aussi sur 2 dégustations à l’aveugle.

Si la formation m’a permis de réviser ou d’approfondir certains points, elle m’a surtout initié à la consommation tiède ou chaude que je n’avais pas encore risqué moi-même en France. J’ai aussi bien vu la différence que pouvait apporter le contenant sur le ressenti en dégustation : entre un verre classique ou un sakazuki plat, c’est le grand écart. La perception au nez est bien meilleure au verre mais le saké se révèle bien mieux en bouche avec le sakazuki, grâce à ses bords larges qui permettent une répartition plus homogène et riche du saké lors de l’attaque en bouche.

formation en ligne ZOOM osake avec sake chaud

 

Et la suite maintenant ?

On va tous croiser les doigts très fort pour que la situation sanitaire s’améliore significativement cet été afin que les restaurants et bars puissent enfin reprendre une activité. Et si tout reste stable à l’automne, j’espère pouvoir organiser de nouvelles séances de dégustation mets / sakés autour de menus spécialement adaptés. Je ferai les annonces des évènements sur les réseaux sociaux mais également dans la section “Agenda” du menu latéral à droite sur le blog.

J’espère aussi avoir l’occasion de recroiser certains participants avec lesquels on a bien échangé, comme Clotilde, sommelière des Maisons Mengin à Nancy ou encore Julia qui fait partie des meilleures sommelières du monde.

D’ici là, profitez-en pour continuer à cultiver votre curiosité et restez connectés pour ne pas manquer les prochaines dates !

A très bientôt (on y croit 🍀!).

 

 

 

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