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Ine, un village de pêcheurs unique au Japon

En fouillant dans mes disques durs, je suis retombé par hasard sur ces images du village de Ine que je n’avais pas encore publiées sur le blog. Il était grand temps de corriger cet oubli et de vous parler de cette superbe destination.

 

 

1 – Ine, un village avec une architecture typique

La préfecture de Kyoto est loin de se résumer à sa capitale. Elle contient de nombreuses destinations hors du temps qui n’attendent qu’à être découvertes, injustement oubliées face à l’attraction de l’ancienne capitale impériale. Le village de Ine fait partie de ces petites perles que j’affectionne tant. Construites sur une mince bande de terre, les maisons serpentent le long de la côte, enserrées entre le rivage de la mer du Japon et les collines environnantes. La place disponible est si limitée que le village se résume à une seule rue principale, on ne peut donc pas se perdre !

Une vue panoramique sur le village de Ine, caractéristisée par ses maisons construites en front de mer, le long d'une anse et contournant une colline boisée.

Une vue des maisons funaya de Ine construites en front de mer, sur une bande de terre très étroite.

Pour optimiser l’espace, les habitants ont eu l’idée de gagner du terrain sur la mer en construisant sur pilotis. Les rez-de-chaussée ouverts sur le large servent de garages à bateaux. L’étage supérieur est quant à lui utilisé comme atelier pour les pêcheurs, avec une vue imprenable sur la baie. De l’autre côté de la rue, on retrouve en face un autre bâtiment qui servait de lieu de vie. Ces maisons à l’architecture si particulière sont appelées funaya et sont devenues très rares aujourd’hui. Ce village est une vraie surprise, très éloigné de ce qu’on peut imaginer du Japon !

Des maisons traditionnelles japonaises en bois construites en bord de mer, précédées par un ponton sur lequel est disposé du matériel de pêche.

J’ai appris que certaines maisons sont rénovées en hébergements touristiques et disponibles à la location. Une idée que je garde en tête pour une prochaine fois, la vue au réveil sur la mer doit être assez exceptionnelle ! Le fait de dormir sur place permettrait aussi de voir les pêcheurs à l’œuvre le matin, observer davantage la vie de ce village où la solidarité et l’esprit de communauté semblent très importants.

Une mouette posée sur le quai du port de Ine, semblant regarder les maisons du village.

Une habitante âgée du village de pêcheurs de Ine sur la mer du Japon, s'afférant sur son ponton face à la mer.

 

2 – A la découverte des produits du terroir

2.1 – Les plats à base de sériole du Japon

Ine ne se limite pas à son architecture, elle recèle aussi des bonnes adresses pour les gastronomes. Tout d’abord, je vous recommande un passage par le restaurant Funaya Shokudo, une vraie référence. La spécialité, c’est le poisson dont la grande majorité est pêchée ici, à Ine. Plusieurs espèces sont à la carte mais la star à tester sans faute est le buri (sériole du Japon).

Attention, les photos qui suivent sont susceptibles de vous faire saliver 😝. J’ai donc choisi un shabu shabu de buri. Le bouillon était excellent, les tranches de poisson nombreuses et très généreuses, avec une fraicheur incomparable. Pour parachever le tableau, la salle du restaurant est splendide : elle dispose d’un intérieur tout en bois et de vitres panoramiques donnant sur la baie. C’est donc le lieu parfait pour découvrir les plats régionaux tout en profitant au mieux du paysage. Le midi, les tarifs se situent entre 1000 et 1500 yens selon les menus, donc plus qu’abordables vu la taille de l’assiette et la qualité !

Une vue sur la baie du village de Ine depuis le restaurant Funaya Shokudo, avec une table basse remplie de plats commandés pour le repas.

Un plateau complet de shabu shabu de buri (sériole),  comportant des tranches de poisson frais, du riz, des pickles, un bol de soupe de légumes et divers sauces.

Une assiette de tranches de poisson cru de type buri ou sériole, disposées en éventail avec une noisette de wasabi, pour un menu shabu shabu.

 

2.2 – La brasserie de saké Mukai

Côté terre, j’ai déniché la brasserie de saké Mukai assez unique elle aussi. Déjà par la beauté de la façade qui donne envie d’ouvrir la porte puis de passer la tête sous le noren (tissu fixé à l’entrée). A l’intérieur, les producteurs proposent une vente sur place et une dégustation gratuite à qui le demande, dans un bric-à-brac qui tient plus du hangar que de la boutique. Ne vous fiez pas à cette impression, l’accueil est chaleureux ! Parmi les bouteilles, j’ai découvert une rareté : le saké rouge qui est produit à partir de riz noir. La teinte inhabituelle du saké est simplement due aux pigments contenus dans ce riz. Evidemment, j’ai craqué en achetant deux bouteilles 😉.

Des marcheurs équipés de parapluie verts, par temps pluvieux, dans les ruelles traditionnelles du village de Ine.

La façade à deux étages de la brasserie de saké Mukai à Ine.

Une coupelle en cèdre contenant du riz rouge accompagnée d'une bouteille de saké de la brasserie Mukai.

 

Bon à savoir
Les principales brasseries de saké sont ouvertes en accès libre aux visiteurs et proposent des dégustations et un espace boutique. Une belle expérience que je vous recommande lors d’un voyage ! Pour en savoir plus, tout est écrit dans mon précédent article « Comment repérer une brasserie de saké au Japon ?« 

 

3 – Venir à Ine

Comme tous les petits villages, les accès sont un peu moins aisés que les grandes destinations. Même si la location d’une voiture reste la solution la plus judicieuse pour cette région plus reculée du Japon, vous pouvez également rejoindre le village avec une combinaison train/bus. Depuis Kyoto, il faut prendre la ligne JR Hashidate et descendre à Amanohashisate (2h10). Il faudra ensuite prendre un bus depuis la gare en direction de Ine (1h environ – lien vers les horaires en fin d’article).

Ce n’est donc pas une destination que je vous conseille en aller-retour sur la journée en transports en commun. Il est préférable de dormir sur place pour explorer les alentours et profiter au mieux du déplacement.

Une vue panoramique de l'anse de Ine par temps gris.

 

4 – Pour en savoir plus

Horaires de bus entre Ine et Amanohashidate (anglais) : https://www.amanohashidate.jp/lang/en/bus-timetable/

Site officiel de l’office de tourisme de Ine (anglais) : http://ine-kankou.jp/english/

E-boutique pour retrouver les produits de la brasserie Mukai (anglais) : https://www.blackmarketsake.com/mukai-selection

 

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8 commentaires sur “Ine, un village de pêcheurs unique au Japon

  1. Si j’ai bien un regret de mes 3 mois au Japon c’est d’être totalement passée à côté de ce village ! J’ai survolé la préfecture de Kyoto, et je n’ai découvert l’existence d’Ine que trop tard… Raaaaah quelle déception … MAIS, je compte bien y aller ! Et ton article m’a réconforté dans cette idée ahah.
    Merci pour les bonnes adresses, je ne les manquerais pas 🙂

    1. Surtout qu’il faut prendre son temps dans la région, il y a aussi Amanohashidate (article à venir), puis pousser jusqu’à Kinosaki onsen qui est ma station thermale préférée à ce jour ! Un beau trip de 3 à 4 jours facile qui te plaira j’en suis certain !

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