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Kyoto secret : explorez Arashiyama Nord !

Si vous avez suivi notre voyage à Kyoto l’automne dernier, vous aurez remarqué qu’on a légèrement souffert de la foule dans l’ancienne capitale impériale. Après quelques jours de cohue dans les temples les plus réputés, j’ai décidé de changer d’itinéraire en optant pour des sites moins connus et plus éloignés des circuits classiques. Une bonne idée que je vous partage dans cet article en commençant par la visite du secteur Nord du quartier d’Arashiyama, injustement oublié !

 

Giou-ji : le splendide temple des mousses

Une visite du quartier d’Arashiyama se limite bien souvent au secteur proche de la rivière Katsura avec son pont Togetsukyo, le parc aux singes de Kyoto et les temples à proximité de la grande bambouseraie. Faciles d’accès et bien desservis par les transports en commun, ces sites méritent (presque tous) le détour et leur réputation, et sont donc logiquement pris d’assaut.

Pour échapper à la foule et se reconnecter à l’ambiance du quartier, je vous conseille d’enfiler vos baskets ! Il suffit pour cela de remonter dans la zone de Sagano plus au Nord pour atteindre le temple Giou-ji, réputé pour ses tapis de mousses. Après 30 minutes de marche depuis la gare Saga-Arashiyama, Kyoto nous a offert un après-midi nuageux mais avec ses plus belles couleurs d’automne 🍁. Nous n’avons croisé que des touristes Japonais sur le trajet, peu d’étrangers. Pas de perches à selfies, tranquillité assurée !

temple bouddhiste giou-ji kyoto automne

L’entrée du temple Giou-ji est située en bordure de forêt. Très discrète, on peut facilement passer devant sans la remarquer. Un petit détail permet néanmoins de nous mettre la puce à l’oreille : les teintes rouge et or des momijis en arrière-plan annoncent le jardin de mousses. Après avoir payé 300 Y (billet combiné possible à 600 Y avec le temple Daikaku-ji), on entre directement dans le jardin qui correspond davantage à une clairière d’érables qu’à un jardin zen comme on a l’habitude de le voir. Les mousses dessinaient de beaux dômes verts sur le sol, et s’étendaient en un parterre duveteux et soyeux (j’ai eu secrètement l’envie de m’allonger dedans pour regarder les feuilles d’érables mais je me suis retenu 😅).

Le décor peut paraître simple mais j’ai trouvé que le contraste entre ce tapis végétal et la couverture vermillon des érables était tout simplement superbe. Et comme tout le bosquet est entouré d’une forêt dense de bambous, on a l’impression d’être devant un puit de lumière qui concentre le regard sur les mousses.

Le temple Giou-ji se limite quant à lui à un seul bâtiment composé d’une hutte en toit de chaume installée à l’entrée, sans grand intérêt. Je n’ai pas très bien compris le passé du lieu (une histoire de danseuse traditionnelle qui est venue s’exiler ici pour devenir nonne après un chagrin d’amour), mais je n’ai pas ressenti le besoin de creuser davantage : je voulais juste profiter de la beauté de la nature.

 

Saga Toriimoto street : rue traditionnelle à Arashiyama

Après une petite heure passée à s’extasier devant chaque mousse, nous avons entrepris de reprendre la balade en direction de Saga Toriimoto street. En réalité, il ne s’agit pas d’une rue mais d’un petit quartier résidentiel composé de maisons traditionnelles dont certaines datent de l’ère Meiji. Ici, pas d’immeubles mais de belles demeures en ossature bois, des jardins avec des arbres sculptés, des petites échoppes d’artisans. L’envie de ralentir le pas et de flâner se fait naturellement sentir dans un tel environnement ! Tout le secteur est impeccablement entretenu et pour une fois, pas de vilains fils électriques qui viennent gâcher le paysage. Le quartier est très calme, bien loin du centre agité de Kyoto.

 

Apothéose au temple Adashino nenbutsu-ji !

En continuant la balade le long de Saga Toriimoto street, on découvre enfin sur la gauche le temple Adashino nenbutsu-ji qui me faisait de l’œil depuis un certain temps. Je l’avais en effet repéré sur Instagram et c’était l’objectif final de notre visite à Arashiyama. L’entrée coûte 500 Y par personne et les vaut largement, surtout à l’automne.

temple de nenbutsu-ji avec ses 8000 statues de pierre

érables japonais temple kyoto

De taille modeste, le temple Adashino nenbutsu-ji est organisé autour de son cimetière central regroupant plus de 8 000 statues de confession bouddhiste. Là encore, nous étions presque seuls à 30 minutes de la fermeture. On y ressentait une grande sérénité, même si ces statuettes ont été érigées pour commémorer les âmes des morts. Les couleurs des érables de l’enceinte étaient vraiment magnifiques, encore plus sous ce soleil couchant qui commençait à filtrer à travers les nuages. Pas d’autres bruits que ceux de nos pas et des déclencheurs des appareils photos, quelle chance d’avoir ce temple rien que pour nous !

Lors de la visite, il n’était pas possible de prendre des photos à l’intérieur du cimetière (seules celles depuis l’extérieur du mur d’enceinte étaient autorisées). Je me suis donc rabattu sur les feuilles de momiji, et on a continué en direction de la bambouseraie avant la fermeture. Une pure merveille d’une trentaine de mètres, éclairée dans la pénombre par des lanternes le long du chemin. J’ai juste eu le temps de poser mon trépied pour prendre quelques photos à la volée, regarder une dernière fois le spectacle pour s’imprégner de ce moment, et il était déjà l’heure de sortir.

 

Je garde un excellent souvenir de cette demie-journée à Arashiyama. A combiner idéalement avec d’autres spots plus touristiques du quartier, ce circuit nous a vraiment ravi pour son calme et la sérénité naturelle que les lieux dégageaient. Les couleurs d’automne au top ont indéniablement joué en faveur de cet avis plus que positif. Pour accéder à cette facette de la ville, il faudra marcher un petit peu mais les efforts seront très vite récompensés 😉 !

 

Pour en savoir plus :

Site officiel du temple Giou-ji : http://www.giouji.or.jp/en (anglais)

Site officiel du temple Adashino nenbutsu-ji : http://www.nenbutsuji.jp/ (japonais)

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