Mon équipement photo en voyage

Plusieurs d’entre vous m’ont posé des questions sur instagram sur le matériel photo que j’utilise lors de mes voyages. Plutôt que de vous répondre en message privé, je vous propose un article complet sur le sujet que je mettrai à jour régulièrement en fonction de mes nouveaux achats ou tests d’équipements. Si ce n’est pas assez clair ou un peu trop technique, n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour que je vous réponde plus en détails !

1/ Reflex Canon EOS 70D

Longtemps détenteur d’un réflex amateur Canon EOS 450D, je suis passé à la gamme semi-pro du constructeur il y a 4 ans et la différence sur la qualité des images est flagrante ! A l’époque, j’avais acheté le 60D qui a malencontreusement rendu l’âme le 1er jour de mon 1er voyage au Japon ! Obligé de racheter le 70D sur place à Akihabara, et de faire réparer mon précédent boîtier au retour en France. Le 60D était déjà suffisant, le 70D est encore amélioré. Excellente résolution, excellente gestion du bruit numérique, viseur plus confortable, prise en main du boîtier plus agréable, écran LCD large et orientable… C’est bien simple, je ne me revois pas revenir à mon précédent réflex !

Pourquoi Canon et pas Nikon ? C’est avant tout une question d’habitude, mais aussi de budget. Changer de marque m’obligerait à racheter tous mes objectifs, ce qui coûte un bras ! Le traitement colorimétrique de Nikon me convient moins également : je trouve les bleu et vert plus ternes, et les teintes globalement un peu moins vives.

 S’équiper d’un réflex Canon EOS 70D

 

2/ Les objectifs

J’ai débuté comme beaucoup de photographes avec l’objectif de base 18-55 mm fourni à l’achat de l’appareil. De bonne construction et d’une qualité satisfaisante, le mien fonctionne encore parfaitement après 8 ans de bons et loyaux services. J’ai complété la gamme avec un téléobjectif Canon 55-250 mm (pour un zoom puissant) et avec une focale fixe Canon 50 mm d’entrée de gamme que j’utilisais pour les portraits et en faible condition lumineuse. Cette association d’objectifs m’a longtemps contenté car elle permet de répondre à quasiment toutes les situations de prises de vue, et tout cela pour un tarif honnête.

Mais (il y a plusieurs mais), après avoir éprouvé ce matériel durant tout ce temps, j’ai mieux cerné mes besoins et je suis donc passé récemment à de nouveaux objectifs qui répondent davantage à mes attentes :

  • Objectif Canon EF-S 18-135 mm f/3.5-5.6 IS USM : sa grande plage (18-135 mm) permet de couvrir celle de mon ancien objectif de base 18-55 mm et une partie de mon téléobjectif 55-250 mm. Et ça change tout : plus besoin de changer d’objectifs toutes les 10 minutes lorsque je veux prendre la façade d’un temple et l’instant d’après zoomer sur un détail d’un pilier. Moins de changement d’objectifs, c’est aussi moins de risques de voir des poussières entrer sur le capteur, ce qui permet de prendre soin de son appareil au passage. La technologie USM garantit quant à elle une mise au point ultra rapide (c’est vraiment impressionnant), et le tout sans le moindre bruit, contrairement à mes anciens objectifs qui n’étaient pas très discrets.

S’équiper d’un objectif Canon 18-135 mm / F 3.5-5.6 EF-S IS USM

  • Objectif Canon EF 28 mm f/1.8 USM : encore un objectif avec la technologie USM que j’ai définitivement adoptée. Cette focale fixe remplace mon ancien objectif 50 mm qui était lent, bruyant, et ce n’est pas un grand angle. Quand il n’est pas toujours possible de reculer pour que tout le sujet entre dans le cadre (prendre un plat en entier dans un restaurant, un objet en vitrine dans un musée), la focale fixe de 28 mm offre des plans plus larges, c’est bien mieux ! Et avec une luminosité exceptionnelle due à sa focale f/1.8, pas besoin de flash en faible luminosité (intérieurs de bâtiments, musées, nuit tombante).

S’équiper d’un objectif Canon 28 mm f/1.8 USM

  • Objectif Canon EF-S 55-250 mm f/4-5.6 IS STM : le seul rescapé de mes anciens objectifs. C’est toujours bon d’avoir un télézoom dans sa poche (qui peut aussi servir de jumelles !)

S’équiper d’un objectif Canon EF-S 55-250 mm f/4-5,6 IS STM

 

3/ Les cartes mémoires

Avoir un bon appareil, c’est bien, mais il faut de bonnes cartes SD qui vont avec ! Jusqu’à présent peu regardant sur la qualité des cartes, je m’intéressais quasi exclusivement à la capacité en Go et au nombre de photos que je pouvais y enregistrer. J’ai vite compris mon erreur en voulant filmer quelques plans en HD avec mon réflex : mes cartes SD saturaient en écriture et n’arrivaient pas à suivre face au débit de données à enregistrer en vidéo (passé quelques secondes, c’était fini). Je commençais aussi à les trouver lentes en mode rafale, surtout depuis que je suis passé en format RAW (il faut compter pas loin de 30 Mo la photo).

La solution est venue de mon partenaire PNY qui m’a permis de tester deux cartes SD de 64 Go : l’une de la gamme « performance », l’autre de la gamme supérieure « elite performance ». Autant dire que c’est le jour et la nuit ! Fin de saturation de l’appareil en rafale, et plus de problèmes en enregistrement vidéo. J’ai vu également une grosse différence lors du transfert de mes photos sur disque dur : il ne me faut désormais que 10 grosses minutes pour décharger les 64 Go sur le PC. La différence de vitesse est notable entre les deux cartes, mais si vous ne filmez pas en 4K, la carte « performance » est parfaite pour de la photo seule. Pour vous aider dans vos achats : en photo, il faut opter pour une carte SD de classe 10 U1. Pour de la vidéo, tournez-vous vers une carte SD de classe 10 U3 (indispensable en format 4K).

S’équiper d’une carte SD PNY 64 Go Classe 10 U1
S’équiper d’une carte SD PNY 64 Go Classe 10 U3

 

4/ Le smartphone pour les photos sur le pouce

Pas le courage de sortir le réflex ou pas envie de s’encombrer en soirée ? Mon Samsung Galaxy S6 est toujours au fond d’une poche pour quelques photos sur le vif. Je trouve que la qualité photo est vraiment top pour un smartphone. Le rendu ne sera pas comparable avec mon appareil, mais il fait des miracles devant un paysage et pour les photos prises sur l’instant quand on n’a pas envie de se prendre la tête sur les réglages du réflex.

S’équiper d’un Samsung Galaxy S6

 

5/ Les logiciels

Rien de très original de ce côté. Pour le traitement des fichiers RAW, j’utilise DPP de la suite logicielle Canon (gratuit, fourni avec le boîtier réflex à l’achat). Je bascule ensuite sur Photoshop CS (le dernier Photoshop sur CD-ROM !) que je garde  précieusement puisqu’il est maintenant impossible d’acheter Photoshop. Et oui, Adobe l’a fait : on loue maintenant son logiciel à vie, vive le cloud ! Même si mon édition est carrément datée et ne dispose pas des dernières mises à jour, l’usage que j’en fait est suffisant, et je refuserai autant que possible de me transformer en pigeon qu’on ponctionne mensuellement d’une quinzaine d’euros. Tant que Windows acceptera ma version actuelle, je reste en résistance 😠.

 

6/ Le stockage en voyage

Avec mon prochain voyage de plus d’un mois qui s’annonce, je suis sûr de remplir plusieurs fois mes cartes SD (et mon téléphone portable) ! Au lieu de racheter des cartes mémoires relativement chères vu leur capacité de stockage, j’ai choisi la solution disque dur externe. Pour un prix équivalent à une carte SD de 128 Go, on trouve maintenant facilement des disques de presque 1 To !

Sauf qu’en voyage, je n’emporte jamais de PC portable. Lourd et encombrant, je ne l’utilise pas puisque je ne trie et retraite mes photos qu’à mon retour en France. Et pour l’accès Internet, mon smartphone suffit. Comment basculer alors les fichiers des cartes SD au disque dur externe sans PC ? La solution vient tout simplement du Media reader de PNY, un petit bijou pour seulement 30 € ! Le principe : on connecte la carte SD d’un côté, le disque dur de l’autre, et via le réseau Wifi du boîtier et une appli sur smartphone, je peux vider ma carte sur le disque sans besoin de PC.

Le boîtier me sert aussi lorsque j’organise des dégustations de sakés pour créer un hub Wifi privé dans un restaurant. Les participants peuvent accéder au contenu de la carte branchée sur le Media reader et afficher son contenu directement sur leur smartphone. Hyper pratique car il est bien souvent impossible d’installer un rétroprojecteur sur place (je n’en ai pas de toute façon !). Bref, un concentré de technologie dans un mouchoir de poche qui me rend service dans bien des situations !

S’équiper du lecteur sans fil Media Reader PNY

 

7/ Le trépied

Dans la plupart des situations, il y a toujours un mur ou une épaule compatissante à portée de main pour servir de support si besoin. Mais pour les pauses longues de nuit, c’est une autre affaire ! J’emmène donc avec moi mon trépied Manfrotto, qui pèse son poids et prend de la place dans la valise, mais c’est la contrepartie à payer. De construction robuste, avec sa rotule 3 axes et ses pieds réglables indépendamment en hauteur, il assure dans presque toutes les conditions (mais ce ne sera pas votre meilleur ami pour l’ascension du mont Fuji). Il ne faut pas lésiner sur la qualité du trépied car un mauvais coup de vent peut tout faire basculer, et vu le prix de l’appareil et des objectifs, ce serait risqué de grappiller quelques euros en prenant un support de construction trop légère.

S’équiper d’un trépied Manfrotto 190XPROB et de sa rotule

 

8/ Le sac à dos

Après une dizaine d’années passées avec mon sac bandouillère Lowepro  (je ne vous donne pas la référence qui n’existe plus évidemment !), j’ai maintenant adopté le sac à dos du même équipementier : le LOWEPRO Versapack 200 AW. Lui aussi en fin de série, je vous mets donc en lien le modèle de substitution équivalent. Son gros plus : un compartiment bas qui permet d’accueillir objectifs et appareil photo, et un compartiment haut dans lequel on peut ranger une petite bouteille d’eau, le chargeur et un kway. Il a aussi une cape de pluie (couleur gris poubelle – on peut mieux faire pour le design !) qui recouvre entièrement le sac et permet de garder son matériel bien au sec en cas de gros déluge. L’ouverture latérale à fermeture éclair permet d’accéder rapidement à l’appareil photo avec son objectif monté, on n’est pas ralenti pour la prise de vue. C’est par contre un peu plus contraignant qu’un sac en bandoulière quand il faut changer d’objectifs. Avec ce sac, le poids est bien réparti alors que je devais tout supporter sur une seule épaule auparavant. Les grosses journées de randonnées, je peux vous dire que mes cervicales et omoplates souffraient bien ! Seul défaut : il n’est pas très respirant et on a très vite les traces de transpiration au niveau des sangles et dans le dos.

S’équiper d’un sac à dos Lowepro Fastpack 200

 

Fin de cet article ! Si vous avez des questions plus précises, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires. A bientôt et belles photos 📸 !

 

Cet article est écrit en partenariat avec PNY. Je n’en reste pas moins libre de mon jugement et de mon opinion. Les liens dirigeant vers Amazon sont des liens affiliés, ce qui signifie que je touche une commission si vous achetez un produit par leur intermédiaire. Le prix reste le même pour vous bien entendu.