Japan kudasai, blog de voyage sur le Japon, présente le musée Watanabe (Tottori) des armures de samourais. Faites un test !

Devenir un samourai au musée Watanabe

Une petite info avant de commencer : cet article en deux parties a été écrit en partenariat avec Cécilia, du blog Hibi no Yorokobi. Le principe de notre collaboration est simple : vous faire découvrir un même lieu sous deux angles différents, en mettant en commun nos recherches et photographies. Cécilia vous fera découvrir le musée et ses trésors, je me charge de vous présenter ma séance d’essayage d’une véritable armure de samurai ! J’espère que cette première collaboration vous plaira. Il y en aura peut-être d’autres, qui sait 😉 ?

Transformation en samourai !

L’armure est composée de plusieurs éléments qu’il faut assembler dans un ordre précis. Pour des raisons pratiques, on m’a équipé par-dessus mes vêtements mais il faut savoir que les samourais portaient un genre de veste sous leur armure (comme un yukata mais en plus court).

L’habillage commence par les protections des tibias (suneate) et des bras (kote). Il s’agit de pièces de tissus matelassés sur lesquelles sont cousues une multitude de plaques d’acier liées par des cordons de soie. Le métal est bien souvent recouvert de laque pour en renforcer encore la résistance. Je suis plutôt étonné par cette première partie de l’essayage car c’est facile à mettre et surtout agréable à porter. En effet, le tissu serré avec les cordelettes épouse bien les membres et ne gêne pas du tout les mouvements, ce qui permet de garder une grande mobilité.

Je commence à rire un peu moins avec l’étape suivante : celle de la jupe qui couvre les cuisses (kusazuri). Les plaques métalliques étaient plus lourdes et assez grandes : aucuns soucis pour marcher mais c’était déjà plus difficile de se rasseoir. On passe ensuite au plastron (do), constitué ici d’une seule pièce non articulée comme cela se faisait sur les armures de chevalier du Moyen-Age, et qui était davantage portée par les cavaliers. Les fantassins préféraient des plastrons fabriqués à partir de lamelles d’acier cousues sur le même principe que les protège-mains et tibias, afin de garder une grande liberté de mouvement tout en restant robustes. A ce stade, je porte déjà 15 kilos d’équipements ! Étonnamment, je ne ressens pas cette lourdeur grâce au système de fixation en tissu qui plaque chaque élément au corps, ce qui réparti bien le poids au global.

Petite touche finale avec les accessoires…

Cerise sur le gâteau : le casque (kabuto) qui pèse à lui seul… plus de 5 kilos ! Je voudrais bien vous y voir avec un pack de bouteilles de lait en équilibre sur la tête, je me m’attendais vraiment pas à un tel poids ! On arrive donc à « seulement » à 20 kilos pour une armure complète, à mettre en parallèle avec nos armures de chevaliers qui atteignaient en moyenne les 30 kilos. Le kabuto était en plus assez imposant, ce qui compliquait l’équilibre pour la marche. Il fallait surement un bon entraînement pour courir facilement en plein combat…

C’est enfin le moment de rajouter le masque de torture protection pour le visage (menpo) avec son protège-gorge en-dessous (nodawa). Accessoire indispensable pour limiter le risque de décapitation, j’avoue que ça finit bien l’armure et que c’est carrément la classe pour faire peur aux ennemis 😎… mais ce n’est pas du tout agréable à porter ! Difficile de respirer là-dessous au repos… je n’imagine même pas en plein combat ! Les bords de métal me rentraient aussi dans les joues et je n’avais envie que d’une chose, retirer cette boîte de conserve pour retrouver de l’air frais (et poser le casque qui m’écrabouillait les vertèbres).

Bilan de l’essayage : un souvenir inoubliable pour une bonne tranche de rigolade dans nos poses de combats avec Sarah en adversaire, et Cécilia en photographe !!!

 

Même si le musée est un peu vieillot, il regorge de superbes pièces et vaut le détour si vous voulez voir une belle collection d’objets liés aux samourais. A titre de comparaison, je trouve qu’il est bien plus riche que le musée national d’Ueno de Tokyo (pavillon Honkan) qui m’a laissé sur ma faim. Cécilia (du blog Hibi no Yorokobi) vous présente un aperçu de la gigantesque collection dans son article !

Si vous me suivez déjà depuis quelques temps, vous aurez remarqué que je ne publie que très rarement des photos de moi sur le blog (je pars du principe que vous n’êtes pas intéressés au premier plan par ma petite tête mais plutôt par le Japon). J’ai fais une exception obligée avec cet article car le musée Watanabe offre une occasion rare et très abordable d’essayer de véritables armures de samourais, et donne une bonne raison supplémentaire de faire un passage à Tottori !

Et vous, tentés par l’expérience ?

 

10 commentaires sur “Devenir un samourai au musée Watanabe

  1. Mais c’est trop génial!!!!! Moi aussi je veux faire ça le jour où j’irais au Japon T_T
    Tu as trop la classe en tout cas! 😉 😀
    Et regardez moi ce casque… 5 kilos rien qu’à lui tout seul!!!! O_O et ben…
    et bien merci beaucoup pour cette article, j’ai appris plein de chose! 😀

    1. Oui c’était vraiment génial surtout qu’au départ, je ne m’attendais pas à essayer une armure… je pensais juste voir un musée ! Il y a finalement pas mal de choses à faire à Tottori, entre les dunes, le musée du sable, le sanctuaire Hakuto jinja et le musée des samouraïs, tu peux t’occuper facilement une bonne journée. On apprend toujours plein de choses en s’amusant !

  2. Super sympa l’article ! J’aime beaucoup la protection pour le visage et la gorge, je le trouve très classe ^_^ de temps en temps c’est bien de voir le visage de l’auteur 😉

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